Thierno Hamidou Baldet,analyste-programmeur « Nous attendions qu’il y ait plus de Guinéens bénéficiaires des opportunités...»

by Kolazine / il y a 75 mois / 0 Commentaires
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Permettre à un plus grand nombre de Guinéens d’accéder aux meilleures sources d’information dans le cadre des bourses d’études ‘’gratuites, semi-gratuite ou payante’’, d’appel d’offre international… C’est l’ambition que se donne M. Baldet Thierno Hamidou, analyste, programmeur à travers le projet ‘’centre de promotion des opportunités pour le développement de l’Afrique (CEPRODEV-Afrique). Dans cet entretien qu’il a bien voulu nous accordé, il explique les motivations de la mise en place d’un tel centre et les opportunités qu’il offre du moins peut offrir.

Faxdeguinee : M. Baldet, vous êtes, aujourd’hui, porteur d’un projet dénommé ‘’centre de promotion des opportunités pour le développement de l’Afrique (CEPRODEV-Afrique)’’. De quoi s’agit-il ?

Baldet Thierno Hamidou : Le centre de promotion des opportunités pour le développement de l’Afrique (CEPRODEV-Afrique) est une pole de compétences.
La première compétence est, tout ce qui est bourse d’étude gratuite, semi-gratuite voire payante qu’on met à la disposition des gens.
La deuxième est relative à tout projet, à participation destiné aux organisations non gouvernementales.
La troisième est l’appel à participation au niveau des conférences internationales ou appel à nomination s’il ya des concours internationaux pour nominer des gens.
La quatrième compétence concerne les appels d’offres régionaux et internationaux dont les gens ne connaissent. A cela s’ajoute le renforcement des capacités. Puis qu’il ne suffit pas de mettre tout cela à la disposition des gens, mais il faut aussi les appuyer, les accompagner pour qu’ils puissent les saisir. Puisque avoir une opportunité et la saisir font deux. Donc, nous avons mis en place ce service pour pouvoir apporter un service minimum de conseil, et d’appui dans le montage des dossiers
Le cinquième volet, est tout ce qui est événementiel en liaison avec les objectifs du centre que je viens d’énumérer. Dans ce sens, nous avons conçu une page facebook que nous avons appelé ‘’la centrale des opportunités’’ en attendant de trouver les moyens nous permettant de mettre en place un journal, pour une plus grande accessibilité.
D’où est partie cette idée de création d’un tel centre ?
Ce projet est né d’un constat. Celui d’un manque d’information que des jeunes, des ONG ou des organisations privées n’ont pas. Nous nous sommes rendus compte qu’en Guinée, il ya beaucoup plus de gens engagés à être autonomes, ou qui veulent accéder à des hautes études mais ils n’ont pas souvent d’information ou assez de moyens. Alors qu’il existe des institutions qui offrent des bourses d’étude, des stages, des appels à participation – pour permettre aux gens d’y prendre part- en prenant tous les frais en Charge. Pour le cas spécifique des bourses, si vous êtes admis, vous êtes pris en charges avec une indemnité à chaque mois. Généralement les Guinéens ne sont pas au courant de cette situation. Nous nous sommes dit, qu’il fallait ouvrir un portail, un centre qui pouvait mettre ces informations à la disposition de tous.
Où se trouve ce centre ?
Le centre physiquement n’est pas ouvert. Donc nous sommes entrain de trouver des partenaires pour nous permettre d’avoir un local afin de pouvoir loger toutes ces informations. Où les gens peuvent venir avec un abonnement permettant de faire fonctionner le centre. Mais pour le moment le service n’est pas payant. Le journal que nous comptons mettre sur place va nous aider à toucher une franche importante des couches socioprofessionnelles du pays.
Tout récemment nous avons payé sur internet une publicité qui nous a coûté plus de 70 dollars afin de toucher un plus grand nombre de personnes. Nous sommes à plus de 1195 ‘’j’aime’’ et plus de 35 mille vus.
Les revenus n’étant presque pas là, d’où viennent vos fonds pour assurer ce service minimum ?
Comme je l’ai dit, pour le moment c’est moi-même qui met la main à la poche. Chaque jour, je prends vingt minutes de mon temps pour trouver ces informations au niveau des Universités, des organismes pour les poster sur la page facebook du centre. Donc, c’est nous qui supportons les charges.
Certainement vous ne faites pas tout cela pour un réel besoin mercantile. Mais qu’est ce que vous attendez, en retour ?
Nous sommes une ONG qui s’est déjà inscrite dans le cadre de contribuer au développement socio-économique de notre pays. C’est donc une manière de matérialiser cela. Mais ce que nous attendions prochainement qu’il y ait plus de Guinéens bénéficiaires des opportunités qui vont se présenter. Par exemple, si un Guinéen est bénéficiaire d’un prix international d’entreprenariat, il peut se faire deux à cinq mille dollars. L’entreprise, il va l’implanter en Guinée qui va créer des emplois. C’est valable pour une ONG.
Qui dit bourse d’étude, l’entreprenariat, dit formation. Quel message avez-vous à l’endroit de la jeunesse ?
Les jeunes doivent redoubler d’efforts. Quand on apprend, on étudie à l’école, c’est pour soi d’abord avant la communauté ou les autres. Si on veut donc avoir un avenir meilleur, ce n’est pas en se tapant la poitrine, comme étant le plus branché de la dernière musique… si on veut persévérer dans la vie, les jeunes doivent à apprendre. Surtout que nous avons une bibliothèque numérique qui est l’internet.
Réalisé par Sékou D.







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