Guinée : Justice, des rapports sur les détenus, présentés au Ministre de tutelle

by Kolazine / il y a 69 mois / 0 Commentaires
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Longtemps critiquée par des ONG qui militent en faveur des droits de l’homme, la justice guinéenne veut-elle faire peau-neuve ? En tout, lors d’une cérémonie tenue ce mercredi dans la salle des audiences du tribunal de première instance de Kaloum, des magistrats ont présenté deux rapports sur la situation des prisons guinéennes au ministre de la justice.

Le premier fait état donc des maisons carcérales et le second parle de la situation des victimes. Ces dits rapports ont été produits par ces magistrats eux-mêmes. Ces rapports sont le produit d’un travail entamé depuis 2014 dans le cadre des reformes du secteur de la justice engagés par les autorités. Mamadou Aliou Barry est le président de la commission chargée de la situation des prisons en Guinée : « C’était d’abord un état des lieux pour savoir pourquoi dans ce pays on a des prisons qui n’ont de prison que de nom. Sur une population carcérale de 3150 détenus, vous avez plus de la moitié qui sont des prévenus. La chaine pénale ne fonctionne pas. Vous avez des mineurs qui sont en prison depuis deux ans et qui n’ont pas vu un juge »

Au-delà des constats amers, ces rapports contiennent des recommandations, donc des pistes de solution pour corriger les tares qui minent la justice guinéenne au sujet du respect des droits de l’homme.

En recevant ces rapports, le ministre guinéen de la justice a pris l’engagement qu’ils arriveront aux ayants droits. Maitre Cheick Sako : « Les deux rapports vont être envoyés au premier ministre pour l’exécutif, le président de l’assemblée nationale pour le législatif. Et je demanderai au président de l’assemblée nationale de donner une copie aux commissions parlementaires pour que les recommandations produites dans ces rapports puissent avoir leur applicabilité. Il appartiendra ensuite aux députés d’y travailler pour voir ce qui est intéressant pour le peuple de Guinée ».

La présentation de ces rapports est certes un bon début mais pour autant, on n’est loin encore de se frotter les mains car, parler est un fait et agir en est un autre.

Amadou Keita








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