Société : Lundi Journée ville morte, une épée dans l’eau pour le syndicat

by Kolazine / il y a 79 mois / 0 Commentaires
#

Conformément à ses revendications à propos de la diminution du prix du carburant à la pompe, les syndicats ont lancé ce lundi une journée ville morte. Manière de mettre à exécution leur menace de grève. Seulement, au regard d’un constat général, loin d’être une ville morte, Conakry a été plutôt mouvementé comme habituellement.

Les rues ont fait le plein, les commerces sont restés ouverts et la circulation fluide. Facile de dire que cette grève annoncée des syndicats n’a quasiment pas été suivi en tout cas pour la région de Conakry. Les raisons sont simples. Oumar est conducteur de taxi : « Les syndicats n’ont pas choisi le bon moment. Moi j’ai une famille, si je ne travail pas, il n’y aura pas à manger à la maison. Donc comprenez qu’il fallait que je sorte. Mieux vaut chercher une autre manière d’arranger ce problème ».

Assis sous un parasol devant sa petite table de transfert de crédits, Ibrahima attend des passants en panne de crédits. Pour lui cette grève n’a aucune importance : «Je me demande bien l’utilité de cette journée ville morte. Au lieu de chercher à mettre la pression sur le gouvernement, ils ne font pas ça. De toutes les façons, on connait que tout ce combat est pour leur propre intérêt, pas pour le bat peuple. Quand ils ont un peu, ils nous abandonnent. Moi je ne suis pas dedans »

Mais pour un troisième citoyen qui a requit l’anonymat, il faut voir ça autrement : « Les syndicats sont dans leur rôle. Et je crois qu’il faut aller jusqu’au bout. Le gouvernement guinéen n’est pas clément, il n’a pas pitié de son peuple. Pourquoi refuse-t-il de diminuer le carburant à 6000 fg alors que dans tous les pays de la sous-région, le carburant est vendu moins cher aujourd’hui. Il faut qu’il diminue et que les conducteurs revoient le transport à 1000 fg, au lieu de 1500 parce que même quand c’était à 10000 fg, ils avaient plus de 500 fg d’intérêt sur les citoyens. »

Le gouvernement va-t-il une nouvelle fois accédé à cette demande ? Les jours suivants nous édifieront.

Amadou Keita








Commentaires

Kolazine


Kolazine, ... là où les cultures dialoguent.