Adama Dahico humoriste écrivain: « Eh Dja Ma Vieille est un ouvrage que j’apprécie particulièrement… »

by Kolazine / il y a 102 mois / 0 Commentaires
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L’humoriste ivoirien Adama Dahico a fait la dédicace de son ouvrage intitulé « Eh Dja Ma vieille » ce jeudi 3juin 2014 au musée National de Sandervalia à Conakry. C’est une cérémonie qui a connu la présence des autorités du secteur culturel guinéen entre autres, Jean Baptiste Williams, directeur national des arts, Amirou Conté, secrétaire général du ministère de la culture et du patrimoine historique, de Malick Kébé, directeur général de l’agence guinéen de spectacles, Hadja kadé Seck, directeur générale du dit musée et de beaucoup de comédiens et humoristes guinéens. A la fin de la cérémonie de signature organisée par l’Harmattan Guinée de Sansy Kaba qui est chargée de la distribution de cet ouvrage en Guinée, l’auteur a bien voulu nous accordé une interview dans laquelle, il nous parle de son ouvrage, de son projet pour la Guinée et de l’importance de la culture pour une nation. Bonne lecture.
Vous venez de faire la dédicace de votre ouvrage intitulé « Eh dj ma vielle », peut on connaitre le contenu de cette œuvre ?
C’est un livre de 136 pages qui comportent des squetsches accessibles à tout le monde. Le lycéen, l’intellectuel et même celui qui n’a pas un niveau pas trop élevé peut s’appliquer dans la lecture de mon livre parce que ça dégage beaucoup d’images, beaucoup de caricatures, quand vous le lisez vous avez l’impression que d’écouter le président de « Doromikan», vous l’impression de voir sur le mur les différentes scènes qui sont entrain de se produire. C’est un livre que j’apprécie particulièrement parce qu’il y’a les deux dimensions humoristiques d’Adama Dahico dedans. Les squetsches qui sont joués avec des comédiens et puis des textes que j’ai utilisés pour faire le one man show.
Des squestches et des textes que vous avez déjà joués, pourquoi vous êtes revenus sur tous ces éléments ?
Vous savez nous nous sommes des humoristes, nous travaillons par rapport à notre environnement, par rapport à notre quotidien et ce quotidien est émaillé par l’actualité et l’actualité se constitue du jour au jour. Nous sommes humoristes et notre mission est de faire rire et de tourner en dérision tout ce qui constitue pour nous de dramatique. Donc la CPI est devenu aujourd’hui une psychose pour tous les politiciens en Afrique. On n’a l’impression que tous les politiciens en Afrique sont des locataires de la CPI en sursis et moi en tant qu’humoriste, j’ai banalisé cela et j’ai donné d’autres définitions à la CPI. L’histoire retiendra que dans les années 2011-2012, on n’a beaucoup fait la promotion de la CPI, mais voici le regard d’un humoriste sur la situation et surtout que nous avons vécu une crise en Cote d’ivoire. Donc il est important pour moi de dramatiser la CPI, de dire qu’on n’a va pas à la CPI pour être jugé et condamné à 50 ans de prisons, mais la CPI est un espace juridique pourqu’éclate la vérité ou la manifestation de la vérité, c’est ce que je voulais dire à travers ce squestche.
Quel est votre projet pour la Guinée ?
C’est de faire partie de ceux qui vont animer la vie culturelle en Guinée, c'est-à-dire qu’à chaque fois qu’il y’a des grandes manifestations sur la culture en guinée, Adama Dahico souhaite d’être invité. Avoir le temps de venir participer et contribuer à la paix en Guinée. Parce qu’à travers les arts en général, l’on contribue au rayonnement et à la consolidation de paix dans un pays.
Quel appel avez-vous à lancé à l’Etat guinéen qui as mis la culture derrière ?
Si vous me dites que l’Etat guinéen a mis la culture derrière je ne pense pas, mais si vous me dites que vous avez le sentiment que l’Etat guinéen n’a pas affiché pour la culture une priorité peut être je pourrai demander à l’Etat guinéen pourquoi il ne l’a pas fait ? mais je ne suis pas étonné, je suis un homme politique, un comédien, si venais au pouvoir, je ferrais de la culture une priorité c'est-à-dire le président que je suis, j’allais organisé des spectacles au palais présidentiel et les ministres allaient payer. C’est pour vous dire qu’il est important, in dispensable pour un pays qui se veut émergent, pour une nation qui se veut émergente, que l’art soit au devant des choses. Aujourd’hui aux Etats unis, vous avez l’industrie musicale, vous avez l’industrie cinématographique, vous avez l’industrie littéraire, vous avez un pays ou tout est industrialisé. C’est pour vous dire qu’on doit prendre tout en compte dans une nation surtout l’art, moi j’ai connu la Guinée à travers les livres, c’est de l’art, moi j’ai connu la Guinée à travers sa musique, le Bembeya jazzetc … j’ai connu la guinée à travers sa sonorité musicale, Souleymane Kolie en Guinée. Je n’ai pas connu la Guinée à travers les hommes politiques mais c’est à travers sa culture. Donc je demande aux autorités guinéennes d’avoir une oreille attentive aux opérateurs culturels et des leur donner des moyens qu’il faut. C'est-à-dire les moyens financiers, techniques afin qu’ils puissent exercer leurs métiers comme toute entreprise qui s’installe en Guinée pour son développement.
Propos recueillis par Mamadou Samba Bah







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Kolazine


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