Interview: Ali Delgado KANOUTE (ADELKA), un autre espoir de l’émergence sociale africaine et chef exécutif d’AFRICA GLOBAL INTEGRATION AND INITIATIVES nous dévoile les plans et actions de sa plateforme en Guinée.

by Kolazine / il y a 20 jours / 0 Commentaires
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Connu sous le nom ADELKA, Ali Delgado KANOUTE est un jeune entrepreneur africain de nationalité Bissau-guinéenne, un panafricaniste né et qui se bat depuis un certain nombre d’années pour le développement social de l’Afrique. Il est à la base de la création de la plateforme ‘’AFRICA GLOBAL INTEGRATION AND INITIATIVES’’, qui reste aujourd’hui très connue en Afrique et dans le reste du monde.

Dans une interview qu’il nous a accordée, Ali Delgado nous a essentiellement parlé de cette structure. Lisez l’intégralité de cet entretien.

Parlez nous de votre plateforme ?

C’est une plateforme qui prône l’intégration africaine à travers des initiatives pour le développement socio-économique de l’Afrique. Notre mission, c’est de connecter les peuples et leurs idées pour le développement social de notre continent. A travers cette plateforme, nous servons aussi de guide pour faciliter la communication et les échanges entre les institutions étatiques de l’Afrique et celles privées, en vue de développer les initiatives des différentes structures concernées.

Comment est née cette initiative?

L’initiative est partie de mon propre parcours professionnel. Avant la naissance de cette structure, moi j’étais déjà un entrepreneur soucieux du développement de l’Afrique et de son indépendance économique, qui pour moi, passent obligatoirement par l’implication de la jeunesse africaine en qui je reconnais des valeurs inestimables. C’est cette ambition qui m’a donné la chance de sillonner pas mal de pays tant en Afrique que l’Europe, dans l’objectif de comprendre la culture et la politique de ces deux continents, d’avoir une vision claire de ce qu’il faut, de quel comportement nous les africains devons adopter pour arriver à cette indépendance économique.

C’est fort de toutes ces expériences, que j’ai eu l’initiative avec d’autres amis leaders africains, de créer cette plateforme qui regroupe de grandes structures, afin de booster les jeunes africains porteurs de projets et des institutions qui ont besoin de communier avec d’autres à travers le monde.

Votre structure depuis existe depuis combien d’année?

Il y’a 3 ans de cela que notre plateforme existe. En Guinée, nous sommes représentés en Guinée et le siège de notre plateforme est basé à Dubaï , hébergé à travers une structure qui s’appel ADA Consulting. Nous avons des représentations dans presque 15 pays africains et nous travaillons avec des institutions basées dans plusieurs pays où nous développons notre programme.

Quelles sont les activités déjà réalisées ?

Comme je vous l’ai dit, nous sommes une plateforme qui sert de connexion entre les initiatives africaines. Nous intervenons dans plusieurs domaines entre autres, le sport, l’éducation, la culture, la promotion des initiatives, l’entreprenariat des jeunes. Depuis que nous avons commencé, dans le domaine de la culture, nous avons organisé pas mal d’événements en Afrique. Déjà, en Guinée, nous avons connecté des structures locales ici à Conakry à travers le concert de la star tanzanienne, Diamond Platinum dans le cadre de sa tournée africaine.

Cette tournée qui rentre dans le cadre de l’intégration africaine, puis que beaucoup de nationalités africaines étaient impliquées dans l’organisation, va sillonner toute l’Afrique de l’ouest. Durant ce périple, nous allons communier, mettre en valeur la culture africaine et booster nos valeurs artistiques. Cet événement sera la culture en parfaite symbiose.

Avez-vous rencontré les autorités guinéennes depuis que vous êtes là ?

La liaison avec les autorités se passe très bien mais comme vous le savez, nous sommes en période de coronavirus, la plus part des institutions étatiques fonctionnent en service minimum, donc les audiences ne sont pas accordées à 100%. Néanmoins, nous avons rencontré pas mal de dirigeants et développé pas mal d’actions.

Quelles sont ces actions ?

Puisque la plateforme travaille avec des organisations de la place, nous avons développé avec la CIPAD et le ministère de l’environnement une campagne de reboisement interministérielle. Avec l’ANSS, nous avons également procédé à une campagne de sensibilisation contre le coronavirus.

Dans la même optique, nous avons travaillé avec d’autres structures qui excellent dans le domaine de la mode. C’est le cas notamment de Conakry Fashion Magazine. Avec cette agence, nous avons développé une action humanitaire en utilisant Ary Diakité, un mannequin guinéen de renom qui a porté des messages de sensibilisation sur les mesures barrières contre le COVID-19.

Par ailleurs, nous avons mis en place des projets avec des partenaires chinois pour la construction des logements sociaux ici en Guinée. Egalement, nous avons un projet dans le domaine de la pêche à Conakry et un autre dans le domaine de la sécurité et de la défense.

Nous avons aussi assisté « le mérite international » basé à Conakry à travers un grand frère, Hamed Sékou Traoré qui nous soutient. Depuis que nous sommes en Guinée, nous avons contribué au développement de plusieurs activités. Ceci dit, que nous sommes entrain de poser les jalons pour atteindre nos objectifs.

Avez-vous effectuez des prises de contact avec les partenaires impliqués dans ces différents projets?

Bien entendu, nous avons déjà établit des contacts et rencontré certaines personnes qui sont parties prenantes de ces institutions et ça avance très bien.

Nous sommes entrepris les démarches pour une audience avec le président de la République pour faciliter le développement de nos projets en Guinée.

Déjà, nous avons développé une relation de partenariat avec une structure sud-africaine dirigée par un guinéen dont nous sommes mandataire.

Actuellement, nous sommes entrain de démarcher l’Etat de la Guinée-Bissau, pour que cette structure puisse s’installer à Bissau. Nous avons aussi entrepris un projet avec une structure qui s’appelle global piscine, une structure spécialisée dans la rénovation de tout ce qui est piscine. c’est l’une des premières structures en Afrique dans ce domaine qui veut venir en Guinée. Nous avons déjà contacté une structure de la place pour collaborer avec cette dernière, afin d’améliorer un peu plus ce secteur.

Quelles sont les perspectives ?

Dans notre calendrier de 2020- 2021, nous avons un forum économique entre la Guinée Bissau et la Turquie qui est en phase de préparation. On a aussi un festival culturel à organiser en Guinée Bissau, au Sénégal, au Mali et en Côte d’Ivoire. Nous sommes entrain de développer beaucoup de partenariat avec d’autres structures dans des pays où notre plateforme est représentée pour le développement de nos activités.

Comment la plateforme fonctionne ?

Etant donner que notre plateforme serve de pond, quand un entrepreneur ou une institution de cette plateforme à un projet, il le balance dans le groupe et selon les besoins de chaque structure, nous essayons de l’orienter et le mettre en rapport avec celles qui sont intéressées.

Dans cette plateforme, il y’a ceux qui ont besoin de partenaires financiers, d’autres ont besoin de formation par rapport à leurs initiatives et Il y en a qui sont capables d’apporter leur expertise en la matière. Nous disposons des centaines de séminaires et de sessions de formation un peu partout dont nous faisons bénéficier toutes les parties prenantes de cette plateforme.

Est-ce qu’à nos jours, vous êtes satisfaits de votre travail ?

Je pense que depuis qu’on a commencé, nous avons mené beaucoup d’actions qui ont impacté les populations. Avec notre plateforme, nous avons boosté beaucoup de jeunes africains porteurs de projets qui ont fini par exceller dans leurs domaines respectifs. Même si l’objectif est loin d’être atteint, mais vu tous ces résultats, je peux dire que nous sommes satisfaits de notre travail.

Votre mot de la fin?

C’est de vous dire, que l’avenir de l’Afrique se trouve entre les mains de sa jeunesse, une jeunesse engagée en parfaite collaboration avec nos sages aînés.

Pour que l’Afrique soit indépendante, soit libre, il faut qu’il y est les Etats-Unis d’Afrique, que l’Afrique soit un peuple et une seule Nation pour faire face a ce grand défis.

Propos recueillis par Mamadou Samba bah







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Kolazine


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