Portrait : Bouba, l’artiste Pointinini

by Kolazine / il y a 71 mois / 0 Commentaires
#

Bouba pointinini de son vrai nom Aboubacar Cissoko est ce jeune artiste guinéen appartenant à une famille de griot où la musique se transmet de génération en génération. Fils de Lakarasse Cissoko, un célèbre guitariste et de Fatoumata Yansané, Bouba est né en 1981 à Conakry. A l’âge de trois ans, il entamera ses études primaires en 1984 jusqu’en 1989 à l’école primaire de Boussoura, en 1990, il fut transféré à l’école primaire de Condéto plus précisément a Gbéssia condébounyi. Après son admission en 7ème année, il continuera ses études secondaires au collège Gbéssia de 1991 en 1994, avant de terminer son cursus scolaire au lycée Aviation de 1995 à 1998. Aujourd’hui, Bouba est détenteur d’un diplôme en histoire des relations extérieures à l’université général Lansana Conté de Sonfonia.
Bercé par la musique dès son jeune âge, Bouba commence à chanter à trois ans en interprétant le morceau « Mandjou » de l’artiste Salif Keita du Mali, qui est son véritable idole et de Feu Aboubacar Demba Camara. En 1987 le fils de Lakarasse animait déjà des soirées dans les quartiers avec ses amis, alors qu’il faisait l’école primaire. Une année plus tard en 1988, il fait la connaissance d’un certain Siaky, un joueur de Gongoma « instrument traditionnel à base de calebasse » à Matam avec le quel il faisait quelques animations dans des lieux chaux.
Mais n’ayant pas d’admiration pour ce rythme et très soucieux de se faire un nom dans l’art musical, Bouba décidera de partir au près de sa grand-mère Néné Galé affectueusement appelée (Gogo), comme ce fut le cas de son père pour apprendre à mieux chanter. Ainsi, il sillonnera quelques sous préfectures de Dinguiraye avec cette dernière pour y faires des prestations. Trois mois durant, le fils de Lakarasse se livrait à cet exercice qui lui donnera finalement le B-A-BA de la musique mandingue.
A son retour à Conakry entre 1996-1997, l’artiste « pointinini » prépara sa prémaquette, une année plus tard en 1998 après la sortie de l’album de sa marâtre Sayon Camara « Taramakhè » aussi artiste de renommée, Bouba finira avec sa maquette et se met à la recherche d’un producteur. C’est après avoir frappé à plusieurs portes que Bouba débutera en 2000, la production de son album sous fonds propres qui lui vaudra 10 ans de préparation. En 2010 il réussi à terminer son premier opus qu’il présentera le 13 octobre 2011 au palais du peuple de Conakry sous le label d’Actions futures de Sita Cissé avec le partenariat de SACIP productions de sa marâtre Sayon Camara.
Ce premier album intitulé « pontinini Lover» dont on confond le nom de l’auteur, lui vaudra tout son succès. Le morceau far qui prend le titre de l’album, était souvent réclamé dans les boites de nuit de Conakry par la plupart des mélomanes. Bouba chante dans ses textes l’amour, l’actualité et la femme.
Actuellement, Bouba le défenseur des femmes est en pleine préparation pour la sortie de son deuxième album. Un projet de 17 titres dont le morceau far s’appellera « Wa lou ». Cet autre opus de Bouba qui épouse un style tradi-moderne, est enregistré au Studio Tamisso avec un arrangement de Youssouf Diabaté qui sortira très bientôt dans les bacs.
Samba Marco







Commentaires

Kolazine


Kolazine, ... là où les cultures dialoguent.