EDITO : L’éducation en question

by Kolazine / il y a 61 mois / 0 Commentaires
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Aussi bien en Guinée qu’un peu partout à travers l’Afrique, « les orteils des plus jeunes devaient poser et se posaient effectivement sur les traces de ceux des ainés ». Ce qui n’était pas forcément une bonne chose en soi, même si les avantages y afférant étaient importants. Vu que de telles attitudes se rapportent le plus souvent à une évolution en vase clos, un déficit d’ouverture à l’extérieur… bref, de tels concepts s’assimilent à l’obscurantisme tout court. Sauf qu’en acceptant de rester soi-même tout en ne reniant point la culture d’autrui, en effet l’Afrique a toujours entretenu des rapports privilégiés avec les autres continents, conférait au monde noir toutes les vertus d’une société harmonieuse, stable et progressiste… ‘’Ah ! Les bons vieux temps’’ dirait le sage.
Maintenant, l’heure est au modernisme, du moins au mondialisme qui a trait chez nous à l’occidentalisme ou à l’orientalisme, c’est selon. Pour être clair, être moderne, c’est imiter les blancs ou cultiver les habitudes arabisantes, et prendre la tradition ancestrale pour de l’obscurantisme. Ainsi, s’installe l’égocentrisme, à notre corps défendant, au même moment que s’affacent les belles époques de la vie communautaire quand toute la société partageait, telle une famille, à la fois des scènes de peine et de joie. Chacun pour soi, Dieu pour tous !
La première manifestation de cette attitude infamante apparait dans l’utilisation à des fins politico-politiciennes d’un drame national au cours duquel trente quatre de nos compatriotes sont décédés. Tous de jeunes gens, dont certains n’ont même que huit ans, la démission des parents aidant, complètement dévergondés.
Ce que tout le monde fait semblant de taire, c’est qu’à Rogbanè, l’alcool a coulé à flot, le chanvre indien consommé à grande échelle, des fillettes se ont mises à nu et certaines sont allées jusqu’à entretenir des relations charnelles à ciel ouvert….des comportements inacceptables même dans des sociétés que l’on serait en train de mimer. Tout cela dans le cadre de la célébration d’une fête musulmane, donc au nom d’Allah. Le Tout-puissant, l’Insondable, qui ne serait décidément pas prêt, jusqu’à preuve de contraire, à faire rayonner la culture guinéenne, et lui donner sa place d’antan, quand au moment où le pays est en deuil, il arrache à l’affection nationale, l’homme par qui devait venir le relance de l’art, Souleymane Koly. Que les âmes de tous les disparus reposent en paix. Amen !
Ibrahim Marco







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Kolazine


Kolazine, ... là où les cultures dialoguent.