Edito Impossible accord entre acteurs politiques !

by Kolazine / il y a 64 mois / 0 Commentaires
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En réalité, il ne devait guère y avoir de guéguerre au sein de la classe politique nationale guinéenne, à partir du moment où tous les acteurs seraient unanimes sur une chose fondamentale : la nécessité de la tenue des élections libres, transparences dont les résultats seront acceptés de tous! Jusqu’à preuve de contraire, le combat de l’opposition dite républicaine, tendant à exiger à tout de champ une CENI véritablement indépendante, professionnelle et impartiale, un opérateur de saisie libre, une administration publique neutre et une communauté internationale regardante, se situe dans cette logique… des facteurs déterminant pour une période postélectorale apaisée et pour la culture d’une atmosphère durable de concorde nationale qui vraisemblablement préoccupe au premier chef le gouvernement. C’est exactement en cela que la mise en place du cadre la concertation nationale a été appréciée de tous les Guinéens épris de paix qui espéraient que, pour une fois dans notre pays, les acteurs politiques se montrent capables d’accorder leurs violons en mettant au-dessous tous les intérêts de la nation. C’était sans compter que les principaux chefs de partis politiques guinéens sont de vrais ‘’caméléons’’ changeant au gré des humeurs et des circonstances face à un gouvernement lunatique. La susceptibilité caractérisant au quotidien les rapports entre les deux parties, il suffit juste d’un rien, pour que le processus de concertation se grippe et que tout capote. A l’image de la crise ouverte à laquelle on assiste désormais avec la menace de l’opposition qui projette la tenue d’un meeting le 4 août 2014 dans le cadre de la relance de ses manifestations sur les voies et places publiques. Contre un gouvernement qui ne semble éprouver aucune volonté de reculer d’un pas par rapport aux exigences d’une opposition de plus en plus lassante. Bref, une sorte de blocage, dont la source se situerait au niveau de la divergence sur la formulation du texte consensuel, qui n’aurait jamais dû être. Avec le recul, un constat s’impose cependant, c’est que de part et d’autre, il y a un manque total de volonté d’aller de l’avant, certains acteurs politiques trouvant plus leurs comptes à pêcher en eau trouble que dans le contexte d’une atmosphère de sérénité. A cela s’ajoute le fait que la réelle préoccupation de nos acteurs politiques semble moins la transparence du processus électoral que le contrôle des opérateurs et des institutions en charge des élections. D’où l’impossible accord !
Marco Ibrahim







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Kolazine


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