Interview : Siaka Kébé : « On va relancer LE RAP AUSSI mais… »

by Kolazine / il y a 73 mois / 0 Commentaires
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Dans cette interview que Siaka Kébé, Directeur Général de CONTACTS EVOLUTIONS a accordé à Afro Guinée Magazine, il nous parle du festival ‘le Rap Aussi », de la rencontre des acteurs culturels avec le premier Ministre Mohamed Saïd Fofana et de l’album du groupe NGM avec lequel d’ailleurs il a un contrat de production. Lisez !
Contacts Evolution a été la première structure à produire un festival de rap en Guinée à savoir le ‘’RAP AUSSI’’. Mais qu’est ce qui explique la disparition de ce grand festival de rap africain qui regroupait de grandes stars d’Afrique et du monde ?
Effectivement, depuis le 29 avril 2012, nous n’avons pas organisé le « RAP AUSSI » qui est le premier festival de Rap africain en Guinée. Nous avons déjà fait 10 éditions. Mais nous comptons relancer ce festival en 2015.
Mais ce qui explique sa disparition, c’est parce que tout simplement, pour organiser un festival ça coûte excessivement cher. Et généralement, on fixe le tarif d’entrée à 10. 000 ou 15. 000 Francs Guinéens, ce qui ne couvre pas les frais de transport d’un artiste qui quitte en Europe ou en Jamaïque. Et donc, faire un festival sans subventions ou sponsors, c’est très difficile. Au delà même des spectacles, on organisait des séries de formations, des concerts off dans les cinq communes de Conakry. Mais malgré toutes ses difficultés, nous sommes entrain de revoir toute notre stratégie pour qu’en 2015, qu’on puisse organiser la 11ème édition mais en changeant de nom par le festival de ‘’MUSIQUE D’ICI ET D’AILLEURS’’.
Autre raison, est parce que nous allons agrandir notre public cible en embrassant tous les genres musicaux du monde entier. En un mot, que ce festival soit ouvert à toutes les couches sociales.
Normalement, quand un festival atteint 10 éditions, il doit changer de cap comme cela se passe dans les grandes nations de festival. Et pratiquement d’ailleurs, en Guinée, tous les festivals sont des festivals du rap et nous, nous voulons se différencier de ceux-ci.
Mais avant 2015, nous allons organiser un point de presse pour mieux communiquer là-dessus et expliquer brièvement le chemin que ce festival doit emprunter desormais.
Qu’est ce que vous avez tiré comme leçons de la rencontre du Premier Ministre et les acteurs culturels guinéens ?
Depuis très longtemps, les acteurs culturels guinéens cherchaient cette occasion pour dire réellement aux autorités, ce qui ne va pas dans ce secteur culturel en Guinée qui, d’ailleurs a été occulté lors du récent passage du Premier Ministre devant les députés. Chose qui a mis tous les hommes de culture en colère. Donc, aujourd’hui, le gouvernement est vraiment informé de cette souffrance et nous verrons dans les moments à venir, ce que cela va produire comme résultat. En tout cas, nous sommes très contents et nous allons créer très rapidement un cadre de concertation et de suivi dans lequel, il va exister toute la diversité culturelle guinéenne pour suivre de près la promesse que les autorités nous ont faite. Cette rencontre est déjà un grand pas car, c’est la seule manière de trouver un terrain d’entente pour diagnostiquer tous les problèmes qui assaillent notre culture pour qu’ensemble, nous puissions trouver des solutions durables.
Où en sommes-nous avec la sortie du nouvel album du groupe NGM qui est sous contrat avec le label Contacts Evolution ?
C’est vrai, j’ai signé il y a de cela plus d’un an un contrat de production et de management avec NGM. Et au moment où je vous parle, 8 titres sont pratiquement finis et enregistrés en studio. Et compte tenu de l’évolution de la musique urbaine guinéenne avec les nouvelles tendances, nous avons encore jugé nécessaire d’ajouter deux autres titres dont la direction artistique est assurée par Fish Killer du groupe Instinct Killer et Bouba de G Force afin d’améliorer le flow, le feeling et le style d’écriture du groupe. Pour les mêmes objectifs, on a aussi pensé à changer carrément le genre musicalement du groupe, car la musique urbaine évolue constamment. Les filles doivent aussi se confrontées aux nouvelles réalités du showbiz.
Nous avions fixé une première date qui était prévue le 04 mai dernier, mais après nous avons trouvé que c’est très tôt par rapport à nos tâches.
Notre stratégie, est que nous voulons avoir tous les éléments de communication avant de fixer une date pour la dédicace. Parce que ça fait longtemps que ce groupe est absent sur le marché, depuis après leur premier album sorti en 2007. Mais au jour d’aujourd’hui, nous croyons avoir fait un grand pas et surement, la sortie serait la fin de cette année ou début 2015. Reporter un événement, n’est pas une faiblesse, mais ça permet à mieux se préparer. Car, qui va lentement va surement dit-on.
Merci d’avoir répondu à nos questions.
C’est à moi de vous remercier.
In Afroguinee.com








Commentaires

Kolazine


Kolazine, ... là où les cultures dialoguent.