L’opposition menace de descendre dans la rue : Une semaine de haut risque à Conakry

by Kolazine / il y a 66 mois / 0 Commentaires
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EDITO

Quand l’opposition s’en mêle les pinceaux

Lors de la réunion qui a regroupé récemment ses principaux leaders à Paris, l’opposition radicale a nettement affiché ses ambitions : faire partir du pouvoir, avant le 11 octobre, date fixée pour la tenue du premier tour de la présidentielle, le Président Alpha Condé. Bien entendu par la rue, en s’inspirant de l‘œuvre accomplie par ‘’Balai Béni’’ au Burkina Faso, ‘’Y’en a marre’’ au Sénégalla voie des urnes étant de moins en moins sûre, compte tenu du manque total d’unanimité autour des griefs formulés par elle, indispensable pour pousser jusqu’au bot un mouvement insurrectionnel.

A priori, pour traduire son ambition dans les faits, dans la déclaration qui a sanctionné sa réunion parisienne, l’opposition a menacé d’user de tous les moyens, y compris ceux illégaux, pour descendre Alpha Condé du piédestal. Et, en guise de test, elle a lancé la semaine dernière un mot d’ordre de ‘’ville morte’’ dans la capitale Conakry, qui n’a été que très peu suivi. Certains adversaires ont conséquemment vite fait de crier à un test raté. Mais, pour éviter de faire machine arrière dans le combat qu’elle tient à gagner à tout prix, l’opposition s’est engagée à multiplier les actions sur le terrain, même en l’absence de mobile et très fort malheureusement, de stratégies efficaces. Donnant ainsi l’impression de naviguer à vue, contrairement à son engagement de poursuivre les manifestations sur les places et voies publiques, pour contraindre le pouvoir en place à inverser l’ordre des élections, elle a trouvé un tout nouvel alibi, l’initiation d’une marche contre ce qu’elle qualifie d’insécurité grandissante. Une décision prise suite à une fable aussi incohérence qu’incroyable conte par le député de l’UFDG, Aboubacar Sylla. Lequel simulait une attaque contre sa personne, avec des cailloux, par des bandits détenant des armes à feu.

A partir de l‘instant, certains opposants, réputés les plus farouches à Alpha Condé et son régime, ont estimé que l’opposition radicale, n’était plus loin de se foutre du peuple de Guinée. Vu qu’à leur entendement, il était insultant d’initier une marche pour un certain Aboubacar Sylla, aussi controversé que malhonnête, alors que d’honnêtes citoyens, comme Mme Boiro ou Thierno Oumar Diaouné, ont été froidement assassinés, sans que nul ne lève le petit doigt.

C’est bien en ce moment précis que les opposants à Alpha Condé se sont mis à chercher des arguments pour justifier une marche qu’elle compte organiser, aussi curieux que cela puisse paraitre, dans les cinq communes de Conakry.

Amenant certains observateurs de la classe politique nationale à se demander ce qui presse réellement pour que ces opposants s’en mêlent à tout moment les pinceaux.


Ibrahim Marco








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Kolazine


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