Biographie : Cela fait 34 ans ce jeudi qu’il disparaissait

by Kolazine / il y a 59 mois / 0 Commentaires
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Il aura marqué son époque et celle de beaucoup de ses compatriotes mais également une bonne partie de l’opinion internationale. Celui-là même dont l’histoire continue à déchainer des convoitises mais aussi à alimenter des controverses. Né en 1922 à Faranah, une préfecture de haute Guinée, Sékou Touré avec ses compagnons après plusieurs luttes, conduira son pays à l’indépendance après le référendum de 1958. C’est alors qu’il devient le premier président de la Guinée indépendante.

Mais avant l'indépendance, Ahmed Sékou Touré travaille pour les services postaux (PTT) mais il est bloqué dans son ascension professionnelle et ne peut accéder aux postes de responsabilité auxquels il aspire. Il reste donc simple responsable des postes, mais s'investit dans le syndicalisme en devenant un des meneurs de la jeune génération guinéenne.

En 1945, il devient le secrétaire général du syndicat des postiers. Il participe à la fondation du Parti démocratique guinéen, antenne locale du Rassemblement démocratique africain parti agissant pour la décolonisation de l'Afrique. En 1956, il organise l'Union générale des Travailleurs d'Afrique noire, une centrale syndicale commune pour l'Afrique-Occidentale française. Il est un des dirigeants du RDA, travaillant étroitement avec son futur rival, Félix Houphouët-Boigny, qui devint en 1960 le président de la Côte d'Ivoire.

En 1956, il est élu député de la Guinée à l'Assemblée nationale française et maire de Conakry sous la bannière du RDA, positions qu'il utilise pour lancer des critiques pointues du régime colonial. La métropole française est en pleine discussion sur la décolonisation qui s'annonce et, lors de la visite effectuée par le général de Gaulle à Conakry pour défendre son accord d'union-partenariat entre la France et ses colonies promises à l'indépendance, la foule se met à le huer. Cet incident organisé à l'instigation de Sékou lui vaudra la haine indéfectible de De Gaulle.

En 1958, Les Guinéens disent « Non » au référendum parrainé par le gouvernement français sur l'union-partenariat avec la France et choisissent l'indépendance totale, qu'ils obtiennent le 2 octobre 1958 avec Sékou Touré à la tête du pays. La Guinée est la seule des colonies africaines de la France à voter pour l'indépendance immédiate plutôt que continuer une association avec la France tandis que le reste de l'Afrique francophone choisit l'indépendance deux ans plus tard, en 1960.

Le refus de la Guinée de s'inscrire dans la coopération française mène à un retrait rapide des Français, ce qui suscite un certain nombre de difficultés pour le jeune État guinéen : rapatriement soudain des archives souveraines françaises et, surtout, rupture de très nombreux liens économiques.

Après 26 ans passés à la tête de son pays, Ahemed sékou Touré décède en 1984 au Cleveland au cours d’une opération chirurgicale. Après l’annonce de sa mort, se pose le problème de sa succession. Et finalement, c’est l’armée qui s’empare du pouvoir avec à sa tête, le Colonel Lanssana Conté au nom d’un comité militaire de redressement national.







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