Interview : Daniel Couriol, Directeur général du CCFG : « S’il n’y avait pas d’échange, la vie culturelle se retrouverait extrêmement contracte »

by Kolazine / il y a 63 mois / 0 Commentaires
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Daniel Couriol est le directeur général du centre culture Franco-Guinéen, en prélude à la visite de son excellence François Hollande, président de la France, nous l’avons rendu visite à son bureau du CCFG. Dans un entretien qu’il a bien voulu nous accordé pour la circonstance, Daniel Couriol nous parle de la vocation du CCFG, de l’échange culturel et de l’évolution de la culture guinéenne en cette période de crise sanitaire. Bonne lecture.
Parlez nous un peut de l’objectif du CCFG ?
Ce centre essaye simplement de répondre à sa vocation qui est indiquée dans son nom, c'est-à-dire qu’il est sensé favorisé des échanges culturels entre ces 2 pays ( NDR : la Guinée et la France). Cela repose sur un accord d’Etats, donc échange bien sur en termes de création, de productions artistiques et d’accueil de spectacles. La mission du CCFG est très claire, c’est d’accompagner le développement de la culture guinéenne dans un esprit d’amitié qui réside aux relations des deux pays.
Actuellement comment vous trouvez l’évolution de la culture guinéenne ?
Je crois que la culture guinéenne montre l’exemple, c'est-à-dire que dans une phase qui n’est pas facile dans cette période de transition, évidemment tout ce qui est vécu à travers la crise liée à l’épidémie EBOLA, mais on s’aperçoit que le monde culturel demeure créatif et engagé, Il montre son dynamisme par son engagement et Je trouve que c’est un symbole très fort qui traduit en fait la richesse culturelle de ce pays.
Est-ce qu’il y’a un trait commun entre la culture guinéenne et celle de la France ?
Bon il y’a beaucoup de points communs, d’abord parce qu’il ne peut y avoir de culture que par des échanges et c’est le fondement même de notre existence. S’il n’y avait pas d’échange la vie culturelle se retrouverait extrêmement contracte, alors certes, chaque pays développe ses cultures initiales mais ce qui est très important pour pouvoir évoluer et pour pouvoir avoir un véritable rayonnement, c’est de s’exporter, c’est d’importer. C’est ce courant d’échange et de projets croisés qui donnent je pense une véritable dimension à la vie d’un pays quel qu’il soit.
Pouvez-vous nous parler un peu de l’historique du centre culturel Franco-Guinéen ?
Ce centre est né d’abord de l’existence d’une alliance et d’une bibliothèque Franco-guinéenne qui, à l’époque était dans le centre même de Conakry à Kaloum. Et puis en 1998 il y’a eu un accord d’Etats qui a permis effectivement la création du site où je vous accueille aujourd’hui (NRD: CCFG). Et depuis, la grande partie des activités se fait ici et nous avons bien sur une activité en termes de spectacle notamment, de création théâtrale, musicale et chorégraphique. Nous avons une médiathèque que je pense pouvoir dire la plus importante du pays, parce que nous avons actuellement plus de 20 milles ouvrages, nous avons un Bibliobus qui rayonne dans les quartiers de Conakry et puis nous abritons également 2 structures très importantes du dispositif culturel français en Guinée, c’est d’une part l’institut français qui développe notamment les cours de français, les cours de langues et qui a également sous sa tutelle Campus France pour proposer aux étudiants guinéens d’aller en France. Donc vous voyez que c’est en seul lieu mais avec des équipements siamois complémentaires et tout ça se faisant dans un esprit de collaboration entre l’Ambassade de France, Bertrand cauchery vous le savez c’est un Ambassadeur, un homme de culturel passionné et qui connait bien le pays (la Guinée) et puis le Ministère de la culture guinéenne qui nous suit d’une manière extrêmement proche.
Est-ce que vous avez des endroits ici qui portent le nom de certaines gloires guinéennes ?
Oui le plus récent c’est bien sur l’espace d’exposition lorsque Anide Gérardin, secrétaire d’Etat à la Francophonie au développement est venu le 14 septembre très précisément, ce lieu a été dédié à la mémoire de Souleymane Kolie et nous avons un autre lieu qui est dédié à une très grande star du jazz guinéen, c’est notre salle de spectacle qu’on appelle plus communément le théâtre qui est dédié à la mémoire de Momo Wandel. Quant à notre médiathèque, elle garde le souvenir d’un homme de culture français extrêmement important.
Pourquoi espace Sory Kandia Kouyaté ?
Tout simplement parce que je pense que parmi les grandes gloires de la culture guinéenne, Sory Kandia Kouyaté d’abord est typiquement issu d’une culture guinéenne c'est-à-dire cette culture des griots. Ce qui veut dire qu’il maitrisait parfaitement le chant, l’art du conte, il a été notamment disque d’or de l’académie Charles Leroux, il avait été accueilli à Paris à cet effet et que son talent rayonnait non seulement en Afrique notamment, Afrique de l’Ouest mais en Europe et aux Etats unis. Je pense donc qu’il symbolise parfaitement ce qui était à un moment donné un certain âge d’or de la culture guinéenne et qui aujourd’hui, est repris par des talents nouveaux parce que la culture est un perpétuel recommencement mais on peut évidemment s’inspirer des grands ancêtres, des grands exemples.
Vous avez quelque chose à ajouter ?
Simplement exprimer mon bonheur d’être ici en Guinée- Conakry, ça va faire trois ans et j’ai encore un peu moins de deux à passer parmi vous comme directeur du CCFG. Je me réjouis tous les jours d’avoir une très belle équipe à mes cotés et de bénéficier d’un environnement artistiques tout a fait exemplaire et admirable.
Propos recueillis par Mamadou Samba Bah









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Kolazine


Kolazine, ... là où les cultures dialoguent.