Interview : Armand Soumah, artiste-chanteur « mon père voulait que je joue au football comme lui »

by Kolazine / il y a 67 mois / 0 Commentaires
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Armand Soumah est un artiste chanteur en herbe très apprécié par la gente féminine à travers son tube « Guinée fanyi wama khouma nakhon » qui a bercé plus de femmes en Guinée. Rencontré dans le quartier Coronthie, Armand nous parle de ses débuts et de son projet d’album. Bonne lecture.

Comment est tu venu dans la musique ?

J’ai commencé la musique en 2003 par l’entremise d’Abou Soda qui m’a appris à danser à Bonfi dans son groupe ( wengué Musica) où je suis finalement devenu leader. Mais il faut dire que mon père ne voulait pas que je fasse la musique, il voulait plutôt que joue au football comme lui, mais moi je n’avais pas le gout du football. Il m’arrivait même à des moments où je partais voir les répétitions des ballets au terrain de bonfi.
C’est quand ma mère s’est remariée à Fria en 2004, que je suis allé rester à coté d’elle, là aussi j’ai trouvé un groupe de danse appelé les dangers de Fria avec lequel j’ai continué. Quand ils ont vu que je créais de belles chorégraphie, ils m’ont donné la place de leader du groupe.

Au fil du temps, un autre groupe « Sombori Jazz » nous a recruté comme leurs juniors. C’est un groupe que j’ai beaucoup apprécié. Dans ce groupe, vu que j’avais une belle voix, on m’a dit d’être le leader vocal. Je faisais auparavant de la musique zaïroise en langue nationale sosso. On n’était au nombre de quatre personnes, deux sont rentrés à l’université et l’autre se trouve actuellement en Europe. C’est quand j’ai vu que cette tendance n’évoluait pas, que je me suis lancé dans le DJ en 2005 à travers mon grand frère.

Dans ce boulot aussi, je me suis rapidement taillé un nom. Du cout, j’ai été sollicité par Famoro Gabi, l’oncle de Fodé Kouyaté pour assurer l’animation de sa boite de nuit (Petit Paris).de succès en succès, j’ai toujours été sollicité pour animer les différents shows de rue à Fria.
Quand Famoro a renouvelé sa boite de nuit, il m’a proposé de venir chanter le jour de l’inauguration de Petit Paris. Chose qui m’avait beaucoup inquiété vue que c’était ma première fois de faire de la musique populaire, donc il fallait faire la dédicace des gens et moi je n’étais pas habitué à cela. Mais finalement j’ai pris le courage et j’ai continué à travailler durement la nuit dans l’objectif d’assurer cette tache comme il se devait.
Je voyais mes affiches un peut partout, beaucoup voulaient me voir chanter de la musique populaire juste pour satisfaire leur curiosité. Et finalement je suis parvenu à m’en sortir et tout le monde à apprécié. Depuis lors, j’ai me suis lancé dans ce genre musical.

C’est pourquoi, dans le but de me performer, je me suis approché d’un grand, Djély Kaba qui chantait très bien, il a même travaillé avec Fodé Kouyaté que je suivais dans les cérémonies de mariage et qui m’a appris beaucoup de choses. Vue que j’avais un bon niveau dans la chanson, mes amis m’ont conseillé de revenir à Conakry pour me faire mieux connaitre dans ce domaine, c’est ainsi j’y suis revenu.
Comme j’avais un peu d’argent, je me suis débrouillé à réaliser une maquette de 7 titres.

L’artiste Momo du groupe les Ambassadeur de Coronthie m’avait également contacté et depuis un bon moment je l’accompagnais dans les différentes cérémonies pour animer avec lui. Mais finalement on s’est pas compris, c’est ainsi que j’ai été aussi contacté par un autre grand, Abdoulaye Mangata connu sous le nom de ‘’mon pays’’, qui m’a donné un orchestre. C’est comme ça que j’ai beaucoup été sollicité dans les cérémonies de mariage à Kaloum et que j’ai pu sillonner beaucoup de régions entre autres, Koudara, Siguiri et certains pays d’Afrique. Aujourd’hui, j’ai fais un morceau « Guinè fanyi wama khouma nan khon» que les gens aiment beaucoup.

Qu’en est-il avec ton album ?

Actuellement je suis prêt pour mon album, mais je n’ai pas eu encore un producteur je ne sais pas s’ils ont peur où quoi. En Guinée, il y’a vraiment ce problème de producteur, même si tu fais l’autoproduction pour avoir un distributeur c’est aussi un autre problème.

C’est qui ton idole ?

Mon idole c’est Salif Keita, il me plait beaucoup.
Mais comment ton père petit Sory te regarde en tant qu’artiste ?
Maintenant il a accepté que je chante. Meme ce titre « Guinè Fanyi Wama Khouma nan khon», je l’ai chanté de dans. Pour la petite histoire, un jour à son bureau, il a écouté le morceau sur la radio Diversity Fm où il a entendu son nom. Après il s’est demandé qui l’a chanté comme ça ? Ce jour là, la femme de son jeune frère qui est à Kamsar était présente. Mais cette dernière aussi ne savait pas celui qui a chanté ce morceau, en ce moment je venais d’arrivée du Mali Bamako. Donc ils se posaient la question que s’ils pouvaient connaitre celui qui a chanté ce morceau, qu’ils l’offriraient une maison construite ou une parcelle.
Mais comment il a découvert que c’était moi ? C’est quand Bouba, le journaliste de Radio Kaloum Stéréo (RKS) avait fait une organisation à la RTG Koloma dont j’étais invité qu’il m’a vue à la télé entrain de faire ma prestation. C’est ainsi que lui-même a prit son téléphone et m’a demandé où je suis, je lui ai répondu que je suis à la maison alors que j’etais avec le journaliste en question. Après il m’a dit de venir, quand je suis venu, il m’a donné d’abord un million de franc guinéen avant de m’acheter des habilles et autres cadeaux.
Maintenant, mon père a compris que l’aventure de football est terminée pour moi, il a été donc obligé de m’accepter dans cette option.
Mais est ce qu’il assiste souvent dans ce combat ?
Oui il m’assiste beaucoup, y’a pas ce jour où il me demande pas de continuer à faire des répétitions.
Je suis né en 1984, j’ai étudié jusqu’en 8ème année à l’école Victor Hugo à Matoto, j’ai commence à Kamsar jusqu’en 6ème année

Le dernier message ?

Mon dernier message est de dire à mes confrères que tout artiste est vendu par rapport à la qualité de son œuvre, je demanderai aussi à tous les artistes de prodiguer de bons messages dans leurs chansons même si se sont des morceaux de dédicace. Comme ça, celui ou celle que tu chante pourra s’en servir avant de prendre certaines décisions de mauvaise nature.
Tout de même, je dirai aux artistes qu’il ne s’agit pas de mettre son album sur le marché, mais il s’agit de faire un album que tout le monde va apprécier. Quelque soit le temps que tu feras pour enregistré ce produit, l’essentiel est qu’il soit bien fait. Moi je laisse toujours les gens apprécié mon album, pour le moment les deux singles que j’ai fais « Guinè Fanyi Wama Khouma Nan khon et Iya wouré » sont beaucoup consommés par les mélomanes parce qu’ils sont plein de conseil ainsi que les autres que je n’ai pas encore lâchés.

Propos recueillis par Samba Marco







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