Masque Baga, le Serpent : soigne toutes les maladies liées à la grosse de la femme

by Kolazine / il y a 67 mois / 0 Commentaires
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Pratiquement, parler du pouvoir surnaturel du masque Serpent-Baga, c’est faire état de la grande richesse de la culture ancestrale de l’ethnie Baga de la République de Guinée.
En effet, nous avons visité depuis un certain temps le grand magasin de la collection inépuisable de la famille Sidimé sis au quartier Almamyah de Kaloum, détenu par M. Amadou Diaw. Nous allons vous faire bénéficier de cette grande collection, en vous donnant les différents masques et leur pouvoir bénéfique. Naturellement, ce sont des masques de grande valeur, mais aussi et surtout des figurines qui constituaient le pouvoir faire et le savoir-faire des sociétés traditionnelles africaines. Bien entendu, ce sont des arts anciens qui datent, la plupart entre eux, de plus de deux cent (200) ans voire plus et qui ont fait preuve d’efficacité dans leur domaine respectif.
Cependant, en ce qui concerne le cas spécifique du masque Serpent-Baga, selon Me Amadou Diaw, ce serpent est le symbole d’un pouvoir de traitement efficace de toutes les maladies qui attaquent des femmes en état de famille (grossesse). « Je vous fais savoir que ce Serpent-Baga était mis sur la femme qui ne se sentait pas bien, ou qui était malade. Cela se faisait au cours d’une cérémonie rituelle à laquelle, les sages et les détenteurs du savoir-faire assistaient. Et aussitôt, dans la plupart des cas, le mal était traité avec satisfaction », a expliqué, Me Amadou Diaw.
C’est dire que tous les masques et figurines des sociétés traditionnelles africaines incarnaient des secrets, des pouvoirs mais aussi du savoir-faire africain. « Oui ! Vous savez, il est évident que l’Afrique noire avait eu, dans ses sociétés traditionnelles, des grands hommes au sens large du mot. Des hommes qui avaient le don de faire et du savoir-faire. Ils ont laissé derrière eux, beaucoup de choses par endroits. Et il appartient à nous de les rechercher pour les mettre à la portée des générations montantes pour le bonheur de la société. Mais, là où le bât blesse, c’est le fait que des enfants de nos jours accordent peu d’importance à ces masques ou à ces arts anciens, c’est-à-dire que ces valeurs ancestrales sont oubliées. Raison pour laquelle, très malheureusement, ils ont aussitôt disparus au sein de la société, après la mort des principaux détenteurs », a regretté Me Amadou Diaw.
mamady sidibé







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Kolazine


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