Interview : L’artiste Djiwoun Barry « je dirai à tous les artistes guinéens de se battre pour améliorer d’avance leurs créations».

by Kolazine / il y a 58 mois / 0 Commentaires
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Djiwoun Barry née Madame Kouyaté Fatoumata Djaraye Barry, est une artiste-chanteuse très appréciée du coté de la moyenne Guinée. Certains voient en elle la carrure de Fatou linsan, l’une des divas de la chanson guinéenne. Dans cet entretien que l’équipe du site Kolazine a réalisé avec elle, Djiwoun Barry nous parle de son parcours, de ces albums et de ses tournées. Lisez.

Comment êtes vous venue dans la musique ?

Moi je n’étais pas une chanteuse, j’ai appris la musique grâce à mon mari Mr Aboubacar Kouyaté qui m’a forcé la main. C’est lui qui m’a appris petit à petit à Chanter, tous les 11 titres de mon premier album c’est lui qui les a composés, moi je n’ai fait que les interpréter. Le 2ème album aussi la même chose.

C’est en quelle année vous avez commencé la musique ?

C’est en 2002, mais avant je jouais dans la troupe théâtrale de Lewru Djèrè avec Harouna que beaucoup de personnes connaissent déjà.

Parlez nous de quelques films que vous avez déjà joués ?

J’ai joué le rôle d’une femme villageoise, ensuite j’ai joué un rôle avec Saliou Bella où je suis sa sœur.

Qui sont vos producteurs?

C’est feu Elhadj Djouldé Sall de la structure « Super Sélection » qui a produit tous mes 2 albums.

C’est quoi le titre de vos albums ?

Le 1er c’est « djétou ko numéro 5) sorti le 3 janvier 2004 et le deuxième c’est « Soka Pèdha ». Le troisième album qui s’intitulera « Mo Alla itata monè» qui se traduit en français le pauvre à toujours tord arrive bientôt, pour le moment je suis en studio et il me reste seulement trois sons pour le finaliser.

Quels sont vos relations avec Fatou Linsan ?

Beaucoup de personnes d’ici et ailleurs pensent que Fatou Linsan est ma mère, même
dans les cérémonies de mariage on me dit fait comme ta maman alors que je ne suis pas sa fille, c’est BB Linsan qui est sa fille. Le mari de Fatou Linsan et mon mari sont des frères, donc Fatou Linsan est ma sœur en quelque sorte.

Vous n’avez pas rencontré des difficultés lors de cette transition (du cinéma à la musique)?

Bon je n’ai pas eu assez de difficultés mais au début j’avais trop peur, il a fallut que mon mari m’encourage pour y arriver.

Le troisième album qui arrive c’est aussi votre mari qui a fait vos compositions ?

Comme je suis maintenant habituée, c’est donc nous deux qui faisons les différentes compositions de ce 3ème album.

Dites moi depuis que vous avez sorti ces deux albums, est-ce que vous a fait des tournées ici comme ailleurs?

Oui j’ai fait des tournées en Afrique notamment, au Mali, au Sénégal, en Gambie, en Guinée Bissau, à Mauritanie et en Cote D’Ivoire. J’ai aussi des promesses de tournées en Angola, aux Etats Unis, en France et au Canada. Pour ce qui est des Etats –Unis, j’ai même envoyé mes papiers, peut être que c’est après le retour de Lama Sidibé que je serais aussi programmée.

Qui vous programme sur les Etats-Unis ?

C’est Manfing Camara. La plupart des artistes qui jouent aux Etats-Unis, c’est lui qui les programme.

La Guinée travers un moment très difficile avec cette histoire d’Ebola, quelle est la contribution de Djiwoun Barry?

Bon je suis entrain de préparer un son pour la lutte contre cette épidémie avec certains artistes, le moment venu vous serez informés.

Comment vous voyez l’évolution de la musique guinéenne ?

Je pense que la musique guinéenne est entrain de bouger, parce que tous les albums que moi j’ai fait ont marché et aujourd’hui beaucoup m’appelle pour me féliciter par rapport à ce travail. Donc je dirai à tous les artistes guinéens de se battre pour améliorer d’avance leurs créations.

Lors de votre tournée, l’on nous fait comprendre que vous étiez tombée malade, expliquez nous comment cela vous est arrivé ?

Oui c’est vrai, j’étais tombée malade. C’est quand on n’a fini toute la tournée que cela a commencé au niveau de Tamba à notre retour. C’est là que j’ai eu la fièvre jusqu’à ce que j’ai piqué crise, pendant deux semaines je ne me suis pas retrouvée, mais Dieu merci je m’étais bien en sortie.

Votre message ?

Je dirai à tout le monde de se battre, car la chance est tout bout de l’effort. Tu peux faire toutes les prières du monde, mais quand tu n’es pas sur le chemin de la réussite tu ne réussiras jamais.

Propos recueillis par Samba Marco







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