Reportage : Le folklore guinéen en phase d’abandon

by Kolazine / il y a 101 mois / 0 Commentaires
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L’on se rappelle encore que le folklore guinéen a toujours été un moyen d’éducation et d’initiation de la jeune génération pour un bon comportement vis-à-vis de sa société. Ce folklore guinéen très riche et varié, est composé de plusieurs rythmiques notamment, le Soli, le Yankady, le manè, le doundoumba, le Kebendo, le Zaillé, le toupou cècè, pour ne cité que celles-ci.
Ces dansent traditionnelles, autre fois organisées à l’occasion de certaines cérémonies de réjouissance, se trouvent aujourd’hui en phase d’abandon qui serait du à l’influence de la culture étrangère. D’où par conséquent, l’éducation de nos enfants est bafouée. « S’il y’a aujourd’hui trop de grossesses de jeunes filles, de banditismes, de violences, c’est parce que la nouvelle génération n’est pas beaucoup initiée à ces mouvements par manque d’événements de ce genre.» explique Fodé Cissé, un excellent batteur de tambour joint au téléphone par notre reporter depuis Forécariah.
Pour lui, s’il y’avait beaucoup d’événements de ce genre, la jeunesse n’allait pas abandonner sa culture au profit de l’occident.
Par ailleurs, il faut signaler que cet état de fait affecte même le milieu artistique. Certains artistes continuent à pratiquer la danse traditionnelle dans l’espoir de fouler un jour le sol européen. «Aujourd’hui si tu voix que nous, nous pratiquons cette danse, c’est pour regagner l’occident. Parce qu’en Guinée ici, cette danse n’apporte pas grande chose ». raconte Fatoumata Cissé, une danseuse de doundoumba rencontrée à la maison des jeunes de Dixinn. Poursuivant, mademoiselle Cissé nous donne l’exemple d’une de ses copines « J’avais une copine qui savait bien danser le Doundoumba plus que moi. Mais comme elle n’avait pas eu la chance d’être dans un groupe comme le notre, elle a fini par arrêter».
C’est dans la même lancée que Famoro kourouma percussionniste, rencontré à Simbaya, souligne que resté en Guinée seulement pour faire la percussion ne te fera gagné que des muettes. Avant d’affirmer qu’il préfère avoir un élève blanc pour mieux profiter de son art.
En dépit de tout ce qui précède, il faut dire que si le festival des arts et de la culture ne reprend pas en Guinée, la tradition guinéenne risque d’être abandonnée et que c’est l’occident qui viendra désormais nous l’apprendre.
Mohamed Yalikhan Bangoura







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Kolazine


Kolazine, ... là où les cultures dialoguent.