Guinée: le dialogue s’ouvre entre l’inter-centrale syndicale; la confédération patronale, les coordinations régionales et les sages religieux sur le préavis de grève

by Kolazine / il y a 43 mois / 0 Commentaires
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C’est suite au préavis de grève lancé par l’inter-centrale syndicale pour le 15 février prochain, relatif à la diminution du prix de carburant dans les pompes, que s’est tenue ce vendredi 29 janvier 2016 une importante réunion entre CNTG-USTG, la confédération patronale, les coordinations régionales et les sages religieux au siège du groupe Guicopres de Kerfala Camara, KPC dans le but de trouver une solution à cette crise.
Après quatre (4) heures de discussion, rien n’a été arrêté. Mais, par contre, il y’a un très grand espoir pour aller vers un consensus afin de satisfaire les différentes parties. C’est le moins que l’on puisse retenir au sortir de cette réunion. Pour plus d’élucidation, lisez les différentes interventions.

Mr louis M'Bemba Soumah, président de L'USTG :

« D’abord, cette rencontre appelée par le CES était de savoir réellement de quoi il s’agit notre grève. Ensuite, pourquoi avoir déposé un avis de grève et enfin, qu’est ce qui se passe ? Dans la salle, nous nous sommes bien expliqués pour que tout le monde comprennent pourquoi nous avons déposé cet avis de grève »,
A la question de savoir s’il y a eu une lueur d’espoir ?
Le président Louis Bemba Soumah précise : « c’est notre souhait. Mais nous nous sommes dit que cette fois -ci si nous ne sommes pas satisfait à 100% ; je crois que nous continuerons notre grève .A savoir que c’est une arme que le droit nous a donné et nous l’utiliserons à bon escient » a-t-il rappelé.

Quant à Rabiatou Serah Diallo, présidente du Conseil Economique et Social (CES), l’espoir est permis pour trouver une issue favorable.

« Il a été question de la Guinée, de la nation guinéenne ;il a été question de voir comment sortir de cette crise qui s’annonce à tous les niveaux? c’est pour ça que le conseil économique et social , puisque la loi nous le confère, avons pris notre bâton de pèlerin pour contacter les uns et les autres :patronat, société civile ,les sages les religieux que tout le monde se concerte pour pouvoir écouter et savoir où est le point qui divise dans les négociations. Pourquoi la négociation n’a pas abouti. Donc pour nous il faut que toutes les parties acceptent de continuer à négocier et aller de l’avant. Privilégier le dialogue à la place de violences ; parce que ce n’est qu’en temps de paix qu’on peut développer notre pays . Sans paix pas de développement. Ensuite, que les tenants du pouvoir aussi puissent avoir une oreille attentive aux cris du peuple .Mais que les syndicalistes aussi qui sont des citoyens guinéens, vraiment qu’ils mesurent à juste titre et voir le juste milieu.
On s’est concerté ; on a écouté toutes les parties, on va continuer la concertation puisqu’on pas encore une solution en main.
Mais nous prions que toutes les bonnes volontés s’impliquent particulièrement vous les médias, vous pouvez beaucoup pour le maintien de la paix. Voyez comment les choses tournent aujourd’hui, sur l’axe hamdalaye –bembeto-cosa, on me dit qu’il y a eu mort d’homme. C’est pour dire que rien ne vaut la paix. La paix n’a pas de prix ; il faut qu’on vive en paix pour consolider notre démocratie et notre ‘’État guinéen’’, où chacun à sa part de responsabilité.
Je dirais au sortir de cette salle que l’espoir est permis parce que la volonté qui s’est affichée ici, prouve que tout le monde veut l’intérêt de la Guinée.

Même son de cloche chez Elhadj Sékhouna Soumah, le kountigui de la basse côte.

« Ce jour vendredi 5 février 2016 a été un grand jour encore pour la Guinée .les quatre Régions naturelles (Haute Guinée ,Guinée forestière ,Moyenne Guinée et basse guinée se sont retrouvées avec le syndicat et les autres acteurs de la société pour qu’on sache ce qui ce passe dans la cité .Nous les avons écouté et on les a demandé que le lundi nous allons nous retrouver à nouveau pour qu’on s’entende sur quelque chose ‘’le sage doit jouer son rôle de sage ;’’le Khountigui de la Basse Guinée’’ moi c’est la première fois qu’on se rencontre avec le syndicat pour discuter ;donc il faut que notre rencontre aboutisse à un dénuement heureux pour l’intérêt de la Guinée ‘’pour éviter que la Guinée ne brûle ‘’
Et ce que nous avons constaté ; il aura l’entente parce que c’est entre le fils et le père. Dès que ton père te parle, il te conseil ; tu dois suivre».

Pour sa part, le premier iman de la grande Mosquée Fayçal, Mamadou Salif Camara, souhaite une sortie rapide de la crise afin que les fils de la Guinée puissent vivre ensemble. Mais il n'exclut non plus que la vérité soit dite.

« La doléance que le syndicat a formulé auprès du gouvernement concernant l’amélioration des conditions de vie des populations et certains points allant dans le sens d’apaisement ont été entre autres les sujets inscrits à l’ordre du jour .Si vous mettez quelqu’un à la tête d’une entité ,il doit défendre les intérêts de ce lui qui l’a mis là-bas .Donc nous ,nous venons comme arbitre entre le gouvernement et le syndicat.
Mais il faut qu’on soit pour la vérité, pour que le pays soit épargné de catastrophe.
Donc j’espère qu’il y'a de l’espoir pour une sortie de crise .Mais tout ce que je vais vous dire aujourd’hui, rien n’a été arrêté pour le moment. Mais à ce que je sache ; nous tous, nous disons la Guinée d’abord. Personne parmi nous n’a une mauvaise intention vis-à-vis de la Guinée. Donc Je suis ‘’optimiste’’. Si on accepte la vérité, nous allons aboutir à un point de sortie de crise.

Tout de même, le premier Iman informe les médias "Nous les leaders religieux et les notabilités nous allons nous retrouver pour que’’ la petite calebasse puisse être servi du lait ; à fin que le petit veau puisse boire du lait ‘’
à suivre.
propos recueillis par M Samba Bah







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Kolazine


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